Dans ce témoignage, Marie-Louise Kerres, participante à nos ateliers Mémoire, partage son expérience du grand âge et sa réflexion sur la mort. Elle y affirme son choix d’habiter pleinement les derniers chapitres de sa vie, en accordant une place centrale aux petits plaisirs du quotidien, à l’instant présent et au lien aux autres. Pour elle, le grand âge se présente comme un chapitre à réenchanter, où chaque jour est une fleur à cueillir. Lucide sur les pertes liées au temps qui passe, elle évoque sans détour ses préparatifs pour alléger le fardeau de ses proches, ses réflexions sur la maladie d’Alzheimer et sa volonté de briser le tabou de la mort. Ce récit intime éclaire le rôle des constructions sociales qui entoure la fin de vie, tout en offrant une voie d’apaisement par les mots, la préparation, et la présence au monde. L’analyse met ainsi en lumière la force de cette parole singulière qui, en replaçant la mort dans le champ du vivant, transforme notre rapport au temps qui reste.